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La chance et le hasard : deux alliés à apprivoiser pour performer en sport et en entreprise

Catégorie : Actualités

La chance existe et il faut l’accepter

Oui, la chance existe. Je le dis clairement, sans détour.

Que vous soyez sportif de haut niveau ou entrepreneur, vous avez déjà vécu ce moment où tout bascule dans le mauvais sens sans que vous n’y soyez pour rien. Un rebond défavorable, un marché qui se retourne, un partenaire qui se désiste au dernier moment. Ce n’est pas de votre faute. C’est la vie.

La chance , ou la malchance, est indépendante de votre volonté. Vous n’avez aucune prise dessus. Et c’est précisément pour ça qu’il faut l’intégrer comme une donnée du jeu, pas comme une injustice.

Ce que j’observe chez les meilleurs sportifs comme chez les entrepreneurs qui durent, c’est cette capacité à nommer la malchance pour ce qu’elle est et à passer à autre chose.

La spirale négative : le vrai danger

Le problème, ce n’est pas la malchance elle-même. C’est ce qu’elle déclenche si vous la laissez s’installer.

Quand le sort semble s’acharner, on entre dans une spirale négative. On voit tout en noir. On anticipe le pire. Et paradoxalement, on attire davantage de négatif parce qu’on n’est plus dans les bonnes dispositions pour réagir juste, décider vite, saisir les opportunités qui passent.

J’ai vécu ça sur une piste d’escrime. Un point perdu sur un coup chanceux de l’adversaire, puis un deuxième, et soudain toute la confiance s’effondre. On s’énerve. La tête part dans tous les sens, on rejoue le point perdu au lieu de préparer le suivant.

La solution, c’est le reset. Couper court à la spirale par un acte mental délibéré : faire une pause, respirer, se rappeler les points qui ont fonctionné, se projeter immédiatement sur l’action suivante. En match, ça prend moins de 5 secondes. En entreprise, ça peut prendre un week-end. Mais le principe est le même : ne pas laisser la malchance contaminer votre état d’esprit.

Chance et hasard : deux mots, deux réalités très différentes

Voici une distinction que peu de gens font et qui change tout.

La chance est non contrôlable. Le hasard, lui, est maîtrisable.

Prenons un exemple simple : gagner au loto. Si vous gagnez, c’est par chance, les numéros sortent indépendamment de votre volonté. Mais ce n’est pas par hasard que vous avez gagné. C’est parce que vous avez décidé de jouer, d’aller acheter un billet, de tenter votre chance. Le hasard, ici, c’est votre décision d’agir.

En entreprise, c’est exactement la même logique. Vous ne savez pas si votre prochain appel client va aboutir. Vous ne savez pas si votre nouveau produit va cartonner. Mais si vous ne tentez pas, vous avez une certitude absolue : rien ne se passera.

C’est le principe fondamental que j’applique chez GAP : je pousse mes collaborateurs à tenter, à essayer, à faire des erreurs; ce qui est très différent d’une faute. Une erreur, on apprend. Une faute, on la répète.

La sérendipité : quand l’échec ouvre une porte inattendue

Il y a un mot que j’aime particulièrement pour décrire ce phénomène : la sérendipité.

C’est cette capacité à trouver quelque chose d’utile ou de précieux sans l’avoir cherché, souvent par chance, mais jamais par hasard, parce qu’on était en train d’agir, d’expérimenter, de chercher autre chose.

Le four à micro-ondes en est l’exemple parfait. Percy Spencer, ingénieur chez Raytheon, travaillait sur des radars en 1945. En passant devant un magnétron, il remarque que la barre chocolatée dans sa poche venait de fondre. Il ne cherchait pas à révolutionner la cuisine, mais il a eu l’intelligence de s’arrêter sur ce phénomène inattendu. Résultat : l’un des appareils les plus vendus au monde.

Post-it, Velcro, pénicilline, Viagra… La liste des découvertes issues d’erreurs ou de coups de chance est longue. Ce qui les relie toutes : quelqu’un était en train d’agir, d’essayer, de ne pas avoir peur d’échouer. Et dans le sport c’est pareil. Il faut savoir tenter des coups inattendus, être inventif, surprendre l’adversaire…

Vous êtes déjà le fruit d’une chance extraordinaire

Je vais terminer par quelque chose qui remet tout en perspective.

Si vous êtes là, en train de lire ces lignes, c’est déjà le résultat d’une chance absolument hors norme.

Au moment de votre conception, environ 300 millions de spermatozoïdes s’élançaient sur la ligne de départ. C’est le vôtre qui a remporté la course. Si l’un des 299 999 999 autres était arrivé en premier, vous ne seriez tout simplement pas là.

Vous avez déjà gagné la course la plus improbable qui soit. Statistiquement, vous aviez plus de chances de gagner au loto que d’exister.

Alors la prochaine fois que vous pensez manquer de chance, rappelez-vous d’où vous partez.

Et comme le disait ce grand philosophe Jean-Claude Duce : « Oublie que tu n’as aucune chance. Vas-y, fonce. Sur un malentendu, ça peut marcher. »

Alors, qu’est-ce qu’on fait avec tout ça ?

La chance, vous ne la contrôlez pas. Mais vous pouvez :

Dans LA VICTOIRE EN NOUS, j’explore en profondeur ces mécanismes mentaux que les sportifs de haut niveau utilisent pour garder le cap quand la chance se dérobe. Des outils concrets, testés sur les pistes d’escrime et tout comme au bureau, que vous pouvez appliquer dès aujourd’hui dans votre sport, votre entreprise, votre vie.

Parce que la victoire n’attend pas que la chance soit de votre côté. Elle se construit malgré elle.